Par ailleurs, la Commission européenne a adressé une mise en demeure à la France afin qu’elle mette son droit interne en conformité avec la directive mère-fille, en lui reprochant de soumettre les dividendes relevant de son champ d’application à plusieurs impositions3.
Que faire dès maintenant ?
La non-conformité potentielle de la taxe sur les salaires à la directive mère-fille ainsi mise en lumière, les entreprises doivent envisager de protéger leur droit à remboursement en réclamant dès maintenant la restitution de l’excédent de taxe sur les salaires, sans attendre la décision de la CJUE.
Quelles sont les entreprises concernées ?
Toutes les entreprises assujetties à la taxe sur les salaires et qui perçoivent des dividendes sont susceptibles d’être concernées, en particulier les sociétés holdings disposant de personnel et dont les prestations de services rendues au profit de leurs filiales représentent moins de 90 % de leur chiffre d’affaires.
Sur quelles années les réclamations peuvent-elles porter ?
Les réclamations peuvent être introduites à l’encontre de la taxe sur les salaires due au titre de l’exercice 2023 et des exercices ultérieurs, acquittée à compter de l’année 2024. Elles pourraient également porter sur des exercices antérieurs lorsque l’entreprise a fait l’objet de rectifications en matière de taxe sur les salaires ou d’impôt sur les sociétés.
Pour quels enjeux financiers ?
Selon la réponse de la CJUE, les dividendes éligibles à la directive mère-fille perçus par une société mère française de ses filiales européennes, pourraient être exclus du rapport d’assujettissement à la taxe sur les salaires ou n’y être inclus qu’à hauteur de la quote-part de frais et charges.
Il pourrait également en être ainsi des dividendes perçus par une société mère française de ses autres filiales françaises ou non-européennes.
Ces nouvelles modalités de calcul du rapport d’assujettissement pourraient conduire, soit à une sortie du champ d’application de la taxe sur les salaires, soit à une diminution de l’assiette imposable, entraînant un remboursement du trop-versé de taxe.
Selon quelles modalités ?
EY propose de vous accompagner dans la détermination des montants en jeu et la constitution des éléments de preuve. Compte tenu des spécificités de chaque situation, cette intervention pourrait comprendre une partie de rémunération fixe ainsi qu’une partie variable déterminée en fonction des enjeux identifiés dans le cadre de l’accompagnement.